Après une formation initiale en mathématiques et en informatique,
je prépare actuellement une thèse en histoire des mathématiques
au sein du laboratoire SPHERE.
Dans ce cadre, je participe à diverses activités de recherche
en lien avec les projets portés au sein de cette équipe de recherche,
et au sein du projet EIDA.
Je participe également à des missions d'enseignement
au sein du master histoire et philosophie des sciences,
et je réalise une mission de médiation scientifique
au sein du Palais de la découverte.
Enfin, je participe à la représentation des doctorant⋅es
au sein du conseil du laboratoire.
Doctorat d'histoire et philosophie des sciences - Université Paris Cité (2023—)
Ma thèse porte sur le Traité sur l'Albion.
Il s'agit d'un texte rédigé en latin par Richard de Wallingford vers 1326/1327,
alors que ce dernier terminait ses études de théologie à l'université d'Oxford.
Le texte décrit un instrument de calcul censé permettre de réaliser
tous les calculs utiles en astronomie en un seul instrument (all-by-one).
Le but de cette recherche est de réfléchir à la notion de calcul instrumenté dans le cadre des disciplines mathématiques du quadrivium,
et de proposer une histoire matérielle de pratiques mathématiques anciennes.
Pour ce faire, je suis encadré par Agathe Keller
et Matthieu Husson à l'Observatoire de Paris.
Master histoire et philosophie des sciences - Université Paris Cité (2021–2023)
Mon mémoire de master, réalisé sous la direction de Matthieu Husson et de Sara Confalonieri, traite des éditions imprimées des « tables du roi Alphonse ». Ces tables ont été, surtout à partir du xive siècle, le principal outil utilisé par les astronomes et astronomes de langue latine pour calculer la position des planètes. Ma recherche a principalement consisté à montrer que les acteurs et actrices qui ont participé à l'impression de ces « tables du roi Alphonse » en latin l'ont fait dans un contexte économique, politique et scientifique particulier, qui les a conduit à adopter une interprétation particulière de la cohérence des textes et des tables rassemblé⋅e⋅s sous ce titre.
Licence - Université Paris Diderot / Université Paris Cité (2015–2021)
Clément Cartier, « Printing the "Tables of King Alfonso" » dans Alfonsine Astronomy: Expanding the Scenes édité par José Chabás, Richard Kremer et Matthieu Husson (Turnhout : Brepols, forthcoming)
Dans un article parru en 1998,
Emmanuel Poulle et Denis Savoie ont montré que, jusqu'au xviième siècle,
les almanacs et éphémérides imprimés en latin ont été calculés en utilisant des paramètres
qui correspondent à ceux des « tables Alphonsine ».
Ces tables, copiées dans de très nombreux manuscrits au cours du xivème siècle,
ont été imprimées pour la première fois à Venise en 1483 par Erhard Ratdolt.
Au cours des décennies suivantes, trois autres imprimeurs ont choisi de produire de nouvelles éditions des « Tables du Roi Alphonse » au sein de la République :
Johannes Hamman en 1492, Petrus Liechtenstein en 1518 et Luc'antonio Giunta en 1524.
À travers ce chapitre, je propose d'étudier les choix qui se sont exprimés dans la réalisation de chacune de ces quatre entreprises.
Pour chacune d'elles, il s'agit dans un premier temps d'identifier quelles sont les tables et les textes qui ont été inclus dans chaque ouvrage.
Je m'interroge ensuite sur les dispositifs typographiques et paratextuels employés par les imprimeurs pour organiser ces éléments ensemble.
Enfin, je prête attention à la manière dont les différents matériaux sont ordonnés dans le livre une fois relié.
Grâce à ces éléments, je tente de mettre en lumière les évolutions de la conception,
pour les acteurs et actrices qui participent à ces éditions,
des principes de l'« astronomie Alphonsine »,
entre la fin du xvème et le début du xvième siècles.
Ce séminaire mensuel,
que je co-organise depuis 2023 avec Agathe Keller,
s’articule autour d’une présentation d’une source primaire et des problèmes qu’elle soulève, suivie d’une lecture de cette source éditée et traduite.
Une séance peut durer jusqu’à 3h, et est conduite par des chercheur⋅es confirmé⋅es, des doctorant⋅es, voire des étudiant⋅es en master.
La langue de travail est, suivant les cas le français ou l'anglais.
Journées jeunes chercheurs et chercheuses
du réseau thématique HiDiM
(Paris, 30 mars 2026–1 avr. 2026)
Les journées jeunes chercheurs et chercheuses du réseau thématique HiDiM (Histoire et Didactique des Mathématiques) accueillent des contributions de toutes personnes en thèse (dès la première année) ou ayant récemment soutenu leur thèse, dans les domaines de l'histoire ou de la didactique des mathématiques. Ces journées se tiendront à Paris les 30 et 31 mars, suivies par des journées plénières les 31 mars et 1 avril.
Séance du séminaire Histoire des sciences, histoire du texte
sur les "lecteurs, lectrices et pratiques de lecture"
(23 avr. 2026)
À compléter
Séance du séminaire Historie et philosophie des mathématiques sur les "diagrammes"
(11 mai 2026)
Cette séance est organisée en collaboration avec Agathe Keller, Thomas Berthaud et Simon Gentil
Dans le cadre de mon contrat doctoral,
j'ai effectué 2 missions d'enseignement de 32HEQTD
au sein du département histoire et philosophie des sciences de l'université Paris Cité, de 2024 à 2026.
Au cours de cette mission,
j'ai été amené à participer à plusieurs enseignements
en travaux dirigés ou à l'organisation des épreuves
de sciences humaines et sociales
pour la passerelle d'accès spécifique santé.
Mais je me suis principalement chargé de la prépration
de cours magistraux pour des étudiant⋅es du master histoire et philosophie des sciencesmaster
sur les thèmes suivants.
Histoire de l'algèbre
(2025–2026, 2×3h CM, M1, SB)
Introduction à lʼhistoire des mathématiques
Ces deux séances d'introduction à l'histoire des mathématiques
s'inscrivent dans le contexte plus général d'un
cours de M1 sur l'histoire de l'algèbre.
La première prenait le prétexte de la controverse
autour de l'interprétation de tablettes paléo-babyloniennes
pour introduire la méthodologie de la fiche de lecture,
et présenter les problèmes liés à l'édition des textes
et à la prise en compte du contexte archéologique.
La séance suivant prolongeait la réflexion autour de la question de
la reconstitution de pratiques mathématiques
à partir de textes mathématiques en chinois et en sanskrit.
(2024–2025, 7×3h CM, M2, SC)
Histoire des mathématiques
Le thème de cette UE portait sur l'histoire
de l'algèbre. Je me suis chargé de la première
moitié de l'UE qui concernait toute la période
de l'Antiquité (IIe millénaire) jusqu'à la période Moderne
(c. xviiie siècle).
Le cours s'est construit autour de la
lecture de sources en langues originales
(akkadien, chinois, sanskrit, arabe, latin,
allemand), qui servaient de prétexte pour
aborder des éléments de méthode sur le travail
de recherche historique (prise en compte du
contexte archéologique, enjeux liés aux
techniques d'édition, méthodes de lecture des
textes, etc.).
Nombres et des calculs en astronomie
Ce cours s'inscrivait dans le cadre d'une
UE articulée autour du terme « nombre et
grandeur ». Le but de ma séance consistait à
montrer l'intérêt des sources liées à l'histoire de
l'astronomie pour l'étude de ce thème. J'ai
organisé cette séance en proposant un
panorama d'études de cas basés sur des
documents de plusieurs périodes et de plusieurs
langues. Les étudiant·es ont ensuite pu choisir
un article pour le devoir final, qui leur a permis
d'approfondir un des cas présentés en cours.
Sciences vues d'Asie
(2025–2026, 1×3h CM, M1, SA)
L'histoire des mathématiques vues d'Asie du Sud
Cette séance, animée en coordination avec
Haolin Wang 王浩霖
et Taro Tokutake 徳武 太郎,
présentait un apperçu de différents problèmes mathématiques
traités dans des textes en langue sanskrite.
(2024–2025, 1×3h CM, M1, SA)
Sciences en Mésopotamie
Cette séance co-animée avec Adeline Reynaud
fait office d'introduction générale à l'histoire des sciences
au Proche-Orient Ancient.
Elle était articulée autour de quatre thèmes :
la divination, la médecine, les mathématiques et l'astronomie,
qui étaient pris comme études de cas pour questionner
le statut de «sciences» dans les sources anciennes.
Animations scientifiques
En parallèle de mes missions d'enseignement,
j'ai également réalisé une mission complémentaire
de médiation scientifique au sein de l'unité mathématiques
du Palais de la découverte
en 2024–2026.
Dans ce cadre, j'ai réalisé un certain nombre d'animations,
en lien avec les mathéamtiques et avec l'histoire des mathématiques.
Avant le début de ma thèse,
j'avais également travaillé de 2019 à 2023
au sein de l'association Planète sciences en tant qu'animateur scientifique,
et réalisé quelques animations ponctuelles
en lien avec l'Institut Henri Poincaré
en 2018–2019.
Mandats universitaires
2025— Conseil du laboratoire SPHERE (Université Paris Cité, Université Paris 1 — Panthéon-Sorbonne et CNRS)