Mes publications
Clément Cartier, « Printing the "Tables of King Alfonso" » dans Alfonsine Astronomy: Expanding the Scenes édité par José Chabás, Richard Kremer et Matthieu Husson (Turnhout : Brepols, forthcoming)
Dans un article parru en 1998, Emmanuel Poulle et Denis Savoie ont montré que, jusqu'au xviième siècle, les almanacs et éphémérides imprimés en latin ont été calculés en utilisant des paramètres qui correspondent à ceux des « tables Alphonsine ». Ces tables, copiées dans de très nombreux manuscrits au cours du xivème siècle, ont été imprimées pour la première fois à Venise en 1483 par Erhard Ratdolt. Au cours des décennies suivantes, trois autres imprimeurs ont choisi de produire de nouvelles éditions des « Tables du Roi Alphonse » au sein de la République : Johannes Hamman en 1492, Petrus Liechtenstein en 1518 et Luc'antonio Giunta en 1524. À travers ce chapitre, je propose d'étudier les choix qui se sont exprimés dans la réalisation de chacune de ces quatre entreprises. Pour chacune d'elles, il s'agit dans un premier temps d'identifier quelles sont les tables et les textes qui ont été inclus dans chaque ouvrage. Je m'interroge ensuite sur les dispositifs typographiques et paratextuels employés par les imprimeurs pour organiser ces éléments ensemble. Enfin, je prête attention à la manière dont les différents matériaux sont ordonnés dans le livre une fois relié. Grâce à ces éléments, je tente de mettre en lumière les évolutions de la conception, pour les acteurs et actrices qui participent à ces éditions, des principes de l'« astronomie Alphonsine », entre la fin du xvème et le début du xvième siècles.
Présentations en séminaire ou conférence
Clément Cartier, "Enseignement instrumenté des mathématiques : le cas de Richard de Wallingford." Journées doctorales de lʼécole doctorale 623—Savoirs, sciences, éducation (Paris, vendredi 29 mars 2024)
Résumé
Richard de Wallingford est un moine bénédictin anglais, notamment connu pour la construction d’une horloge astronomique pour l’église abbatiale de Saint Albans qu’il a dirigée de 1327-8 à 1336. Si cette horloge est aujourd’hui disparue, de nombreux écrits de la main de son concepteur nous sont parvenus au sein de divers manuscrits. Une édition critique des œuvres complètes de Richard de Wallingford a été réalisée en 1976 par John David North, avec la collation d’une vingtaine de manuscrits pour chacun des six traités attribués avec certitude à cet auteur. Ces traités, rédigés pour la plupart lorsque notre prêtre enseignait à la faculté des Arts d’Oxford (1317–1327), donnent des instructions pour construire et utiliser divers instruments dédiés à la résolution de problèmes mathématiques et astrologiques complexes. Au travers de l’étude de certains de ces textes et des manuscrits qui les contiennent, l’objectif de cette présentation est de comprendre le rôle joué par ces instruments dans l’enseignement des mathématiques dans une université du xive siècle.
Clément Cartier, "Softwares and String Figures." Séminaire Approches historiques, philosophiques et anthropologiques du nombre, de la mesure et de la mesurabilité. (Paris, SPHERE, mercredi 13 mars 2024)
Résumé
Au moins depuis la cinquième édition de Mathematical Recreations and Essays de William Rouse Ball en 1911, la pratique des jeux de ficelles a été étudiée comme une forme d'activité mathématique. Pour analyser cette pratique, on peut identifier le jeu à l'exécution d'une séquence discrète d'opérations, chacune ayant pour effet de transformer la configuration de la ficelle. Écrire la séquence d'instructions correspondant à ces opérations nous permet ainsi de définir un programme ou une routine du jeu de ficelle. Au travers de l'exemple de différentes routines permettant de produire une même figure de "chouette", cette communication discutera de l'apport d'une telle description des jeux de ficelles par leurs programmes.
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